voie verte de la ligne Caen Flers 2

Souvenir du passé industriel

Il faut imaginer la ligne dans les années 70...

Dans ces années des trente glorieuses, les industries de la suisse normande apportaient un trafic intense.

Si le trafic voyageurs étaient assuré par 3 allers/retours par autorail, l'essentiel de son activité répondait à une demande industrielle.

Il y avait comme nous l'avons abord√© les 4 mines de fer (Feuguerolles, Saint R√©my, La Ferri√®re aux Etangs et Saint Clair de Halouze), apportant chacune leur train quotidien.

Il y avait les carrières de Feuguerolles et de May sur Orne mais aussi de la Vallée à Saint Rémy sur Orne qui envoyaient des trains complets de cailloux.

Il y avait des entreprises importantes comme Ferrodo √† Cond√© sur Noireau, les pansements Gosselin Forger √† Saint R√©my sur Orne, l'usine du rocray √† Berjou qui utilisaient de fa√ßon hebdomadaire la ligne.

Il y avait des entreprises plus petites comme le B√©ton Vibr√©, l'entreprise Devaux √† Feuguerolles, un fournisseur de gaz Gpl √† Cond√© sur Noireau et Berjou, la teinturerie manourie √† Cond√© sur Noireau qui apportaient un trafic quasi hebdomadaire.

Il y avait le trafic diffus essentiellement pour les gares de Thury-Harcourt, Saint R√©my sur Orne, Berjou, Cond√© sur Noireau qui conduisait √† un compl√©ments d'activit√©s transportant diverses fournitures pour les entreprises locales et l'agriculture.

Certe, certaines industries avaient disparu apr√®s guerre comme les entreprises de tissages Jeanson, la carri√®re et les construction du val de Maizet, 

usine de la bataille à la Lande Clécy, mais l'activité restait suffisamment intense pour ne pas imaginer la lente agonie des années 80 et la fermeture définitive de toutes ces industries conduisant à la fermeture de la ligne Caen-Flers.

Dans la r√©gion, le ch√īmage a explos√©, m√™me la ville de Cond√© sur Noireau au tissu industriel intense, ayant aux heures glorieuses autant d'emplois √† pourvoir que d'habitants, a perdu des pans entiers de son industrie.

La derni√®re en date, l'ex usine Ferrodo, Honeywell qui fabriquait des plaquettes de frein, fermait ses portes le jeudi 13 juin 2013, laissant sur le carreau 325 personnes de plus.

Le pont de la mousse

Le barrage du pont de la mousse et la voie ferr√©e qui longe l'orne dans un paysage vallonn√© avant l'arriv√©e en gare de Saint R√©my sur Orne 

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La gare de Saint Rémy sur Orne

La gare de Saint R√©my sur Orne, aujourd'hui disparue, repr√©sentative de notre ligne, est sans aucun doute celle du cŇďur de la suisse normande.

On la retrouve sur de nombreuses cartes postales.

La derni√®re vision d'une gare √† l'agonie

La petite gare de Saint Rémy n'avait plus fière allure.

En attendant sa destruction.

Industrie française.....

Saint Rémy sur Orne n'est que le reflet de la désindustrialisation de la France.

Faisons l'inventaire de ce que vous pouvez encore trouver comme industries dans ce village qui employait un millier d'ouvriers dont 231 mineurs en 1960.  

Le constat est sans commentaire......

Erce Ouest : une vingtaine de salariés (plasturgie)

Société Métallurgique du val d'Orne : une trentaine de salariés

Cotomed (Michel Gosselin) : Trois salariés (articles en coton)

Dubourg : une dizaine de salariés ( traitement de surface, fermée en 2013)

Conclusion : il reste une cinquantaine d'emplois industriel, l'√©tat ext√©rieur des entreprises en dit long sur la situation √©conomique.