voie verte de la ligne Caen Flers 2

Saint Rémy sur Orne, cité du fer au passé industriel.

La gare de Saint Rémy sur Orne n'avait rien d'une petite gare de campagne malgré son apparence.

Elle √©tait l'une des deux gares de la ligne √† g√©rer un trafic important de marchandises.

Avec deux embranchements particuliers, l'un pour les pansements Gosselin/Froger et l'autre pour la carri√®re de la vall√©e situ√©e √† 1 kms apr√®s le passage √† niveau n¬į25 en plus de son trafic et de ses voies r√©serv√©es aux mines de fer, d'un trafic diffus √† la demande pour les quelques entreprises de la zone d'activit√© et les demandes agricoles, la gare poss√©dait le second faisceau de voies de la ligne apr√®s celui de la gare de Feuguerolles, g√©n√©rant un trafic et une activit√© marchandises intense.

Il est aujourd'hui difficile d'imaginer ce village au passé très industriel au regard de la triste réalité de ce qu'il reste.

La pr√©sence du concasseur rappelle l'activit√© des mines de fer, un mus√©e situ√© √† proximit√© de la ligne lors d'une visite vous permettra d'en apprendre un peu plus sur la g√©ologie du terrain et sur l'importance locale du fer.

La gare a disparu, la SNCF d√©cidant de la raser en avril 1990 suite une temp√™te qui arracha sa toiture.

De m√™me style que celle de Feuguerolles, elle poss√©dait en rdc, une salle d'attente, un bureau pour le chef de gare, un guichet avec un bureau annexe, un wc, une lampisterie, un coin archivage et une cave.

Le b√Ętiment mesurait 5,95m sur 14,05m, photographi√© √† de nombreuses √©poques, il est possible de se l'imaginer.

Au dessus du banc de la salle d'attente, deux belles affiches de la suisse normande, aujourd'hui introuvables arboraient le mur.

Elle possédait deux quais avec voies de croisements sur lesquelles deux pancartes indiquées Saint Rémy.

La halle √† marchandises a aussi disparu et le village s'est endormi sur les traces de son glorieux pass√© industriel.

En s'aventurant dans son cŇďur, vous y d√©couvrirez un village de mineurs avec ses maisons construites en fonction des cat√©gories sociales.

L'√©glise Notre Dame vaut aussi le d√©tour avec son insolite wagonnet qui sert d'autel.

Prenez aussi le temps de découvrir le chemin des mineurs, un parcours aménagé sur la butte que vous apercevez en face le concasseur.

L'entrée des mines est encore présente même si celle ci est interdite pour des raisons de sécurité.

Lors d'un parcours avec des enfants, je vous mets en garde sur la pr√©sence de trous dangereux provenant des mines pour ceux qui ne seraient pas suffisamment attentifs.

Si la gare a disparu, le parking est resté et permet encore de nos jours d'en faire un point de chute pour partir à la découverte de ce village qui n'attire guère à la seule vue de la route principale.

Quand √† la zone industrielle, il n'en reste rien qu'un d√©sert d'entreprises ferm√©es √† l'exception de l'entreprise soci√©t√© m√©tallugirque du val d'orne qui fait office de survivant apr√®s avoir faillit disparaitre employant un peu plus d'une vingtaine de personnes et de l'entreprise Gosselin.

Les seuls b√Ętiments particuli√®rement bien conserv√©s de l'industrie locale sont ceux de l'entreprise Gosselin/Froger rappelant la m√©moire d'un village ouvriers.

L'emprise ferroviaire n'est plus mais la surface du terrain permet d'imaginer l'importance du site entre le passage √† niveau n¬į24 et le concasseur.

Parmi les nombreux aiguillages qui desservaient un r√©seau intense de voies ferr√©es, la pr√©sence de deux aiguillages √† chaque extr√©mit√© de l'emprise de la gare rappelle le lieu d'embranchement de la voie principale avec la derni√®re voie d'√©vitement, d√©mont√©e le 10 d√©cembre 1989, qui servait pour entreposer et manŇďuvre les derniers wagons marchandises.

La gare devenue t√™te de ligne apr√®s la neutralisation de la section Saint R√©my- Berjou suite √† la fermeture de la derni√®re mine le 31 d√©cembre 1978 apporta le dernier trafic qui dura 7ans, utilisant essentiellement cette voie d'√©vitement pour d√©poser des wagons pour son dernier client, les pansements Gosselin/Froger.

La voie d'√©vitement fut d√©mont√©e malgr√© la demande de l'association suisse normande touristique ferroviaire de maintenir cette voie dans le cadre d'une √©ventuelle reprise touristique de la ligne, ce qui aurait permis ainsi de garder une voie de manŇďuvre.

Sur les quelques mètres de voies qu'il restait de cet embranchement, cette association y fit stationner un wagon plat en souvenir d'un temps révolu dans les années 90.

L'autre embranchement particulier qui desservait  la carri√®res de la vall√©e situ√© au point kilom√©trique 274 fut d√©mont√© lors de la fermeture de cette carri√®re.

 Il est facile d'imaginer le site en parcourant les ruines industrielles de l'ancienne carri√®re.

La Halte de la Serverie "Clécy Bourg"

Le 16 juillet 1871 une pétition par laquelle un certain nombre d'habitants de la commune de Clécy réclame contre l'emplacement de la gare actuelle de Clécy, la gare de la Lande Clécy, est envoyée au préfet du calvados.

Les pétitionnaires exposent que cette station est beaucoup trop éloignée de la localité qu'elle est destinée à desservir.

Ils demandent qu'elle soit placée en face du pont du vey ou du moins à la barrière des parcs, soit une distance de 1200m du Bourg.

C'est ainsi qu'il fut crée une petite halte avec une petite remise ou l'on pouvait acheter des billets et déposer des colis.

C'est cette petite remise que l'auteur des lettres a visité en son temps....

"La ligne est bien envahie par les ronces et la v√©g√©tation luxuriante n'arrange rien. La halte de Cl√©cy Bourg est totalement cach√©e. La curiosit√© m'attire vers la petite annexe au milieu du quai. D√©gageant autant que possible le chemin pour me faire un passage, je d√©couvre la petite maison....par la fen√™tre j'observe une vieille table, quelques documents et un stylo....comme si la gare venait de fermer. Une impression √©trange me traverse l'esprit, dans l'angle je distingue un vieux colis, certainement oubli√© apr√®s la fermeture..."

Cette petite maison est toujours là, mais malheureusement l'intérieur a été visité....espérons qu'elle sera sauvegardée lors du passage de la voie verte...

Ne pas confondre cette petite annexe avec les petites maisons le long de la ligne de chemin de fer qui servaient pour les cantonniers de la voie.

Vous n'en trouverez plus trace,  la derni√®re existante fut enlev√©e lors de la cr√©ation de la voie verte entre Caen et Grimbosq.

La gare de la Lande

Cette gare bien isolée ne connu jamais une activité débordante.

La gare fut m√™me coup√©e de tout apr√®s guerre, le temps de remettre en √©tat le viaduc de la Lande et celui des Bordeaux.

Quand √† l'activit√© marchandises apr√®s guerre elle fut quasi inexistante.

Paradoxalement elle connait aujourd'hui une activit√© d√©bordante avec les camps de vacances SNCF, son comit√© r√©gional y a m√™me fait construire une piscine sur l'emplacement de l'ancienne zone d√©di√©e aux marchandises....c'est dire l'animation l'√©t√© !

Promenades à Thury-Harcourt/Saint Rémy et Clécy.

Depuis le printemps 2011, 3 circuits patrimoine sont ouverts.

A Thury-Harcourt: circuit "une cible stratégique"

A Saint Rémy sur Orne: circuit "des usines à la campagne"

A Clécy: circuit "le paysage et des artistes"

http://www.suisse-normande.com/nos-projets-2/3-nouveaux-circuits-patrimoine-sur-clecy-saint-remy-sur-orne-et-thury-harcourt

Trace de fer

La trace du fer est bien présente le long de la voie verte de la ligne Caen Flers.

Après avoir découvert la mine de May sur Orne à coté de Caen, le site de Saint Rémy nous rappelle l’existence d'un second site le long de la ligne Caen-Flers.

Réputé pour sa richesse en fer (54%), et l'abondance de son minerai, le déclin se fait sentir dès 1962 et sa liquidation commence en 1965 conduisant à sa fermeture.

A proximité du carreau de la mine, il subsiste le concasseur avec les anciens fours de calcination dont les cuves métalliques ont été enlevées.

On devine toutefois facilement l'emplacement des cuves que desservaient les voies ferr√©es.

Vous pourrez aussi observer la pr√©sence d'anciens b√Ętiments de la mine aux abords de son acc√®s ferm√©es par une porte m√©tallique sous laquelle s'√©coule l'eau provenant des tunnels.

L'accumulateur à minerai proche des fours de calcination est toujours présent.

L'endroit fut jusqu'√† pr√©sent bien sauvegard√© du vandalisme par la pr√©sence de l'entreprise Jean Valogne, hors celle ci a quitt√© les lieux depuis quelques temps...laissant le site abandonn√©.

Profitez de votre passage par Saint Rémy pour découvrir le lieu de l'ancien musée des fosses d'enfer fermé depuis le 1er novembre 2014 qui abordait l'exploitation du sous sol normand à travers l'exemple de la mine de Saint Rémy.

Le tunnel

Un pompage permanent permettait de maintenir les galeries hors d'eau.

A la fin de l'activité, seul les galeries ont été noyées.

Les galeries du niveau supérieur au niveau zéro sont potentiellement accessibles.

Un vaste réseau de galeries existe encore sous les collines de Beaumont et du Mont de Vèpres.

Le minerai de bonne qualité était concassé puis chargé sur des wagons.

Le minerai de moins bonne qualité était grillé.

Les opérations de Grillage s'effectuaient dans d'impressionnants fours à griller.

Service facile et pro

Créer un site